Quelques espèces de Crassula assez connues PDF Imprimer E-mail
Crassula - Species
Écrit par Jean-Michel Moullec   
Mercredi, 03 Octobre 2007 16:23

Quelques espèces assez connues :

Article paru dans Subtropica n°18 mai 2007

Quelques espèces cultivables à l'extérieur

Des bijoux végétaux

Crassula ovata (Miller) Druce

Cette espèce a une vaste répartition en Afrique du Sud : Elle pousse de l’Eastern Cape jusqu’au centre du Natal. Elle est très variable surtout pour la forme des feuilles et a porté plusieurs noms : C. argentea, C. portulacea, C. obliqua, etc. C’est un arbuste aux feuilles et au tronc succulent pouvant atteindre un à trois mètres de haut dans la nature. Les feuilles sont vertes parfois bordées de rouge. La plante fleurit en hiver et seulement quand elle est âgée. Les fleurs sont étoilées, blanches ou roses. Elle peut être cultivée comme plante d’intérieur si on lui donne assez de lumière. On peut aussi la cultiver à l’extérieur en pot ou en pleine terre mais seulement dans les régions où la température ne descend pas en dessous de –4°C.

Crassula ovata (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Quelques cultivars intéressants :

C. ovata ‘Pink Beauty’ Trager & Kimnach : ce cultivar a été distribué par le jardin botanique de Huntington en tant que ISI 95-24 d’une plante fournie par M. Wormald du Zimbabwe. Il a un port plus compact et fleurit beaucoup plus jeune et plus petit que le type. Le nom vient de la couleur rose de la fleur.

Crassula ovata 'Pink Beauty' (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula ovata 'Pink Beauty' (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

C. ovata ‘Gollum’ : ce cultivar est une forme monstrueuse de C. ovata. Les feuilles sont enroulées sur elles-mêmes jusqu’à former un tube fermé. Il forme aussi un grand arbuste et ne fleurit qu’âgé. Le nom est tiré du personnage difforme de J.R.R. Tolkien dans le seigneur des anneaux. Cette plante a une cousine appelée C. ovata ‘Hobbit’, une forme monstrueuse dont les feuilles ne sont qu’à moitié enroulées sur elles-mêmes. Le nom provient aussi d’un personnage du seigneur des anneaux. C. ‘Gollum Dwarf’ : une forme de ‘Gollum’ aux feuilles plus petites.

Crassula ovata 'Gollum' (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

C. ‘Ruby Jade’ : une forme de C. ovata avec les bords des feuilles très rouges. Les fleurs sont roses. Plus la plante a du soleil, plus le rouge est intense.

Crassula ovata 'Ruby Jade' (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula ovata 'Ruby Jade' (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

C. ‘Obliqua’ : une forme aux feuilles obliques avec un apex aigu.

Crassula ovata 'Obliqua' (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

C. ‘Portulacea’ : une forme aux feuilles plus grandes et spatulées.

C. ‘Hummel’s Sunset’ : une variante de C. ovata avec des feuilles rouges et jaunes.

Crassula ovata 'Hummel's Sunset' (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

C. ‘Obliqua Tricolor’ : une variante de C. ‘Obliqua’ avec des feuilles colorées en jaune-blanc, vert, rose.

Crassula ovata 'Obliqua Tricolor' (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

C. ‘Crosby Compact’, C. ‘Minima’ : une variante de C. ovata aux petites feuilles. Il n’est pas sur que les deux cultivars soient très différents l’un de l’autre.

Crassula ovata 'CrosbyCompact' (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula ovata 'Minima' (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

C. arborescens (Miller) Willdenow

Cette espèce a aussi une vaste répartition en Afrique du Sud de la région du Cap (Western Cape) en passant par l’Eastern Cape pour finir au Natal. C’est un arbuste de 1,5 à 4 mètres de haut avec un tronc pouvant avoir une épaisseur de 20 cm. Il existe deux sous-espèces. C. arborescens ssp. arborescens a des feuilles très épaisses, larges, grises bordées de rouge. La floraison n’apparaît que sur les plantes âgées et a lieu en fin de printemps, début été. C. arborescens ssp. undulatifolia a des feuilles moins épaisses, grises, elliptiques à oblancéolées avec une marge un peu ondulée.

Le cultivar le plus connu est C. arborescens ssp. undulatifolia ‘Blue Bird’ Boom. Les fleurs odorantes de couleur rose apparaissent en hiver et sur des plantes peu âgées. Il existe des variantes appelées ‘Blauwe Vogel’ ou ‘Blue Hale’ qui correspondent peut-être à différentes tailles de feuilles ou à une traduction du nom.

Ces plantes peuvent être cultivées comme plantes d’intérieur. Pour l’instant, aucune n’a été testée à l’extérieur à Roscoff. Pourtant, ce devrait être faisable puisque nous cultivons à l’extérieur des plantes qui viennent de la région du Cap.

Crassula arborescens (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

 

Crassula arborescens ssp. undulatifolia (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

HAUT

C. perfoliata Linné

 

Il existe cinq variétés. C. perfoliata var. perfoliata est une plante pouvant atteindre un mètre à un mètre cinquante de haut avec des feuilles en forme de coque de bateau. Les fleurs sont blanches. C. perfoliata var. coccinea a des fleurs rouges. C. perfoliata var. heterotricha a des fleurs blanches, un port retombant et de nombreuses branches. C. perfoliata var. falcata est un arbuste aux feuilles en forme de faucille de 15 à 50 cm de haut avec des fleurs rouges ou blanches. C. perfoliata var. minor a des feuilles en forme de faucille mais plus petites.

L’espèce a une grande répartition de la région du Cap en passant par l’Eastern Cape et le Lesotho jusqu’au Natal et au Transvaal. Certaines de ces plantes doivent être assez rustiques : pour les essayer à l’extérieur, il faudrait se procurer un clone plus rustique que ceux en collection actuellement. Elle pourrait être essayée dans des zones non gélives. Malheureusement, c’est une plante attractive surtout quand elle est en fleur et susceptible d’être très vite volée. C’est ce qui est arrivé au Jardin Exotique de Roscoff.

Crassula perfoliata var. perfoliata ISI 2003-22 (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula perfoliata var. perfoliata ISI 2003-22 (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula perfoliata var. coccinea (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula perfoliata var. coccinea (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula perfoliata var. minor (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula perfoliata var. falcata, Kaffirdrift, RSA (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Quelques espèces cultivables à l’extérieur :


Seuls deux espèces peuvent être considérées comme assez rustiques car elles proviennent de haute altitude dans les montagnes du Drakensberg. Elles sont données rustiques jusqu’à –13°C. Il s’agit de Crassula peploides et de C. sarcocaulis.

La première, C. peploides, est une petite plante tapissante qui s’étale sur le sol avec des tiges grêles qui possèdent quelques feuilles terminales linéaires. Elle produit facilement de petites fleurs blanches en été. Elle supporte très bien la pluie hivernale et se comporte mieux dans du gravier presque pur que dans la terre. Elle pousse au-dessus de 2000 m dans l’Eastern Cape et dans le Drakensberg en zone humide sur des sols peu profonds de surfaces rocheuses. Elle ressemble à C. dependens qui pousse dans les mêmes zones. Depuis 2005, nous essayons cette dernière espèce à l’extérieur à Roscoff.

Crassula peploides (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula peploides (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula dependens (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

La seconde, C. sarcocaulis forme un buisson de 30 à 45 cm de haut, aux tiges épaisses et aux feuilles linéaires. Les fleurs, blanches à roses, ont une odeur désagréable. La floraison a lieu en été et couvre la plante ce qui la rend très belle. Elle pousse sur des pentes montagneuses (qui peuvent être humides) de l’Est de l’Afrique du Sud. Elle supporte bien l’humidité hivernale, demande un sol caillouteux. La sous-espèce rupicola provient aussi de zones différentes du Drakensberg. Elle se distingue par des feuilles plus larges à la base, par une écorce pelant et des fleurs sans odeur. Elle forme semble-t-il un buisson plus grand et érigé. Nous disposons de deux provenances différentes : la première a été achetée avec le numéro de prospection Lavranos 26199. La seconde nous a été fournie sous forme de graines par SilverHill et provient du Drakensberg. Pour l’instant, la plante n’a pas été testée en zone plus froide que le Jardin Exotique de Roscoff où elle a supporté –2°C, l’hiver 2005-2006. Elle devrait être aussi rustique que le type.

Crassula sarcocaulis (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula sarcocaulis ssp. rupicola (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)


C. setulosa var. curta (synonymes : C. setulosa var. rubra, C. milfordiae) est aussi une plante intéressante pour la rocaille. La rusticité est difficile à établir avec certitude : C. setulosa ‘milfordiae’ est morte dans ma rocaille après des pluies suivies rapidement d’un gel qui est descendu à –9°C. Sous ce nom, elle est assez connue au Royaume-Uni. Elle forme un joli tapis de rosettes vertes de quelques centimètres de hauteur. Les fleurs sont blanches à rosées et apparaissent à la fin du printemps. La var. curta a des rosettes plus grandes que la var. deminuta. La var. setulosa a les rosettes les plus grandes. Elles sont toutes les trois poilues. C. setulosa var. curta pousse au-dessus de 500 m dans des poches humides de crevasses rocheuses, à l’ombre dans les montagnes du Drakensberg. C. setulosa var. deminuta provient aussi de montagnes. C. setulosa var. setulosa est très répandue dans les montagnes de l’Eastern Cape, du Transvaal, et au Malawi.

Crassula setulosa var. curta (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula setulosa var. deminuta (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula setulosa var. rubra (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula setulosa var. rubra (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)


Crassula biplanata forme un petit buisson de 8 à 20 cm de haut. Il pousse très bien en rocaille avec peu de terre et supporte la pluie hivernale. Elle se propage facilement par bouture de tiges qui s’enracinent toutes seules. Elle finit par faire un tapis de feuilles, grises pruinées en été et vertes en hiver, qui recouvre toute la zone. La floraison a lieu en automne. Elle peut résister à une température de –5°C mais elle peut aussi griller s’il a plu précédemment puis, au printemps, elle repart du sol. Elle pousse sur des pentes rocheuses mais aussi en sol peu profond sur des rochers et provient de montagnes à haute altitude sur la côte sud du Cap en Afrique du Sud.

Crassula biplanata (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula biplanata (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

 


Actuellement, nous faisons un essai de culture sur deux espèces C. fascicularis et C. multiflora. Toelken note que C. fascicularis est associé avec la végétation du Cap c’est à dire le fynbos. C’est cette association qui nous a donné l’idée de semer cette espèce pour la cultiver à l’extérieur. Nous pensons que sa rusticité équivaut à celle des protées déjà installés dans le jardin exotique depuis des années. Il s’agit d’une plante variable en particulier dans la taille des feuilles. Elle forme un buisson de 40 cm de haut qui supporte bien la sécheresse et la pluie hivernale. Les fleurs sont plutôt grandes pour le genre, blanches et légèrement parfumées. Nos plantes proviennent d’un semis réalisé à partir de graines récoltées dans l’East Cape par SilverHill. Les plantes vieilles de deux ans sont déjà florifères. Elles sont pollinisées facilement et redonnent de nouvelles plantes. Nous verrons bien s’il y a de l’hybridation.

Crassula fascicularis (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula fascicularis (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula fascicularis sans les fleurs (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

C. multiflora ressemble végétativement à C. fascicularis à la différence qu’elle est plus grande en taille et par rapport aux feuilles. Par contre, les fleurs sont complètement différentes et beaucoup plus petites que celles de C. fascicularis. Elle pousse le long des Langeberg Mountains entre Worcester et Rivesdale sur des pentes rocheuses avec des gros rochers mais parfois dans des ravins. Il s’agit aussi du fynbos.

Crassula multiflora (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula multiflora (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

HAUT


C. coccinea est vraiment une plante exceptionnelle. Sa floraison est unique chez les Crassula. Les fleurs sont les plus grandes du genre et rouge vif. Elles ressemblent à celles de C. fascicularis et différent assez des autres Crassula pour avoir été classées pendant un moment dans le genre Rochea. La floraison a lieu en été souvent en août. La plante a un port retombant avec des tiges, pas très belles, qui s’allongent énormément et fleurissent en cyme terminale. Elle pousse la plupart du temps entre des rochers sur les bords ou en haut des plateaux le long des montagnes côtières de la péninsule du Cap jusqu’à Bredarsdorp. Ce n’est pas une plante facile à cultiver en pot mais elle se cultive très bien entre deux rochers dans les jardins littoraux bretons. Elle supporte les pluies hivernales, la sécheresse de l’été mais ne doit pas être très rustique.

Crassula coccinea près du rocher (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula coccinea près du rocher (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula coccinea près du rocher provenant de graines récoltées à Table Mountain (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)


C. rubricaulis, C. fallax et C. dejecta (C. undulata dans Crassula de Gordon Rowley) sont des plantes voisines. C. rubricaulis provient de la région de Port Elizabeth le long des montagnes côtières dans la végétation sèche. Les feuilles ont des marges ciliées avec des hydathodes arrangées le long des marges. Les fleurs sont blanches et assez grandes, les sépales sont rouges et les boutons blancs ce qui donne un contraste assez intéressant.

Crassula rubricaulis (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula rubricaulis (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

C. dejecta ressemble un peu à C. coccinea par ses feuilles mais diffère complètement par ses fleurs. Les feuilles diffèrent de C. rubricaulis en ayant des marges qui possèdent des papilles sphériques. Pour les observer, il faut une bonne loupe. L’inflorescence est un thyrse terminal de fleurs blanches. Nos plantes proviennent de graines récoltées à Du Toit Kloof. L’espèce provient de la façade sud-ouest du Cap de Stellenbosch à Springbok. Elle est donc adaptée à une pluviométrie hivernale.

Crassula dejecta provenant de Du Toitskloof, W. Cape, RSA (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula dejecta provenant de Du Toitskloof, W. Cape, RSA (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

C. fallax provient aussi de la région de la péninsule du Cap (Bredasdorp jusqu’à Clanwilliam). Nous l’avons planté dehors mais nous n’avons pas encore observé la floraison.


C. multicava est un autre succès extérieur à Roscoff. C’est une plante adaptée à l’ombre ou à la mi-ombre. Elle donne tout son ampleur sous des arbres comme les Eucalyptus. Elle forme très rapidement un couvre-sol car elle produit dans l’inflorescence des boutons végétatifs qui retombent sur le sol et forme une nouvelle plante. Elle pousse le long du rivage de Port Elizabeth à Port Shepstone dans le Natal. Sa rusticité est donc peu importante.

Crassula multicava sous un Eucalyptus (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula multicava sous un Eucalyptus (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula multicava sous un Eucalyptus (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)


C. ericoides est aussi en essai en culture extérieure dans ce même jardin depuis 2005. Elle ressemble superficiellement à C. muscosa qui est beaucoup plus commun. Les fleurs sont par contre complètement différentes, l’inflorescence étant un thyrse terminal, les fleurs blanches bien plus grandes que celles de C. muscosa. Elle forme un petit buisson de 15 à 30 cm de haut. Elle provient aussi des mêmes régions que les plantes précédentes : elle pousse dans des habitats très divers le long des côtes de Bredasdorp à Eshowe dans le Nord du Natal. Notre plante, originaire de Karkai, a supporté des gels de –2°C mais de courtes durées le premier hiver de sa plantation et sans aucun dommage.

Crassula ericoides de graines provenant de Karkai, RSA (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula ericoides de graines provenant de Karkai, RSA (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)


C. pubescens est une plante très particulière car elle regroupe une multitude de formes rassemblées dans trois sous-espèces (pubescens, radicans et rattrayi). La plus variable, par rapport aux feuilles, est sans contexte C. pubescens ssp. pubescens. Elle peut avoir des feuilles poilues ou glabres, de couleur verte à rouge en passant par le gris, une taille variant de quelques centimètres à trente. Les fleurs sont blanches et petites. Pour pouvoir observer les caractères décrits par Toelken, il faut une très forte loupe ! Il est donc difficile de déterminer cette espèce. Elle est originaire du Little Karoo et des montagnes voisines mais aussi des parties est du Bokkevelberg et du Cedarberge. Nous cultivons à l’extérieur une forme qui a des feuilles vertes et se propage par bouturage des feuilles. Elle a cinq à dix centimètres de haut. En collection, on peut observer trois autres formes : une formant un tapis de feuilles poilues de cinq centimètres de haut ; une autre avec des feuilles vertes recouvertes de papilles et formant juste un tout petit tapis de cinq centimètres de large pour deux de hauteur au bout de cinq ans de culture et provenant de Nieuwoudtville ; une dernière au feuillage gris velouté (la feuille est recouverte de poils gris) et au port retombant provenant de Est de Calitzdorp. Crassula pubescens ssp. radicans a la particularité de former des racines aux entrenœuds ce qui lui permet de se propager rapidement. Elle est originaire de la région comprise entre King William’s Town et Port Elizabeth. Elle est cultivée dehors à Roscoff et pousse rapidement dans du gravier et beaucoup moins en pleine terre. C. pubescens ssp. rattrayi a des feuilles recouvertes de poils très courts. Nous la cultivons aussi en rocaille. Ces trois plantes ont supporté des gels de –2°C sans dommage.

Crassula pubescens (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula pubescens ssp. radicans (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

 

Crassula pubescens ssp. pubescens (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula pubescens ssp. radicans (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula pubescens ssp. rattrayi (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)


C. tetragona ssp. tetragona est une plante courante en collection. Elle forme un petit arbuste de 30 cm de haut au tronc épais. Elle est cultivée depuis des années à l’extérieur à Roscoff où elle a survécu à des gels de –2°C. SilverHill a diffusé des graines de C. tetragona ssp. robusta. Maintenant, cette sous-espèce est cultivée à l’extérieur à Roscoff. Normalement, elle peut avoir une taille de 30 à 50 cm. C. tetragona ssp. acutifolia est aussi cultivée à Roscoff depuis un an. C’est une plante aux tiges retombantes. Elle pousse dans la région près de Riversdale jusqu’à Graaf-Reinet et King William’s Town.

Crassula tetragona (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula tetragona (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula tetragona ssp. acutifolia (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula tetragona ssp. acutifolia (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula tetragona ssp. robusta (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

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Quelques autres espèces sont aussi cultivées en extérieur au Jardin Exotique de Roscoff : C. alba, C. subaphylla, C. subacaulis, C. sarmentosa, C. orbicularis v. rosularis, C. cultrata ainsi qu’une espèce non identifiée mais formant une belle touffe de grandes feuilles vertes.

Crassula alba (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula alba (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula subaphylla du Rooiberg, Little Karoo, Afrique du Sud (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula cultrata d'East Cape en RSA (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula sarmentosa 'Comet' (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula spathulata (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula orbicularis var. rosularis (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

Crassula orbicularis var. rosularis (Photo & Collection Jardin Exotique de Roscoff)

HAUT

 

Des bijoux végétaux :


Le genre Crassula possède aussi de belles petites plantes provenant de régions où il pleut très peu, pour certaines seulement en hiver, pour d’autres en été.

C. alpestris est peu commune en collection. Elle est de courte vie et forme un petit tapis. Les fleurs sont blanches et apparaissent en hiver.

Crassula alpestris from East Cape (RSA) (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

 

Crassula alpestris from East Cape (RSA) (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

C. ausensis est une plante variable divisée en trois sous-espèces. La plus étonnante est C. ausensis ssp. titanopsis qui a des feuilles recouvertes de protubérances regroupant des papilles. La sous-espèce giessii a des feuilles partiellement recouvertes de poils avec des cils marginaux tandis que la sous-espèce ausensis n’en a pas. Cette sous-espèce a porté plusieurs noms comme C. karasana ou C. littlewoodii. Elles proviennent toutes du Sud-Ouest de la Namibie et ont plutôt un rythme hivernal. Franchement, la différence entre C. ausensis 'Karasana' et C. ausensis 'Littlewoodii' est peu importante.

Crassula ausensis 'Karasana' (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

 

Crassula ausensis 'Littlewoodii' (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula ausensis 'Littlewoodii' (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)


C. barbata est une très jolie plante. Elle forme une petite rosette monocarpique dont les marges des feuilles sont recouvertes de longs poils blancs. La plupart du temps, elle meurt après la floraison et doit être ressemée mais parfois elle produit des rejets. C. barklyi forme des tiges recouvertes de feuilles qui les cachent et ressemblent à des doigts. C. columella forme un tapis de tiges entièrement recouvertes de feuilles veloutées. Elle pousse sur des rochers de quartzite au Nord-Ouest du Cap. C. deceptor est aussi une miniature assez variable qui a porté plusieurs noms comme C. arta ou C. deceptrix. Les feuilles sont gris argenté et recouvertes de papilles. Elle provient du Nord-Ouest du Cap et du Sud-Ouest de la Namibie.

Crassula barbata (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula barklyi (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula columella (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula deceptor de Steinkopf, NW Cape, Namaqualand, RSA (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)


C. elegans possède deux sous-espèces, C. elegans ssp. elegans ayant des feuilles poilues ou glabres et C. elegans ssp. namibensis des feuilles en partie recouvertes de papilles. Elles proviennent toutes les deux de la même région que C. deceptor.

Crassula elegans (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula elegans ssp. namibensis (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

C. hemisphaerica forme une ou plusieurs rosettes monocarpiques. Elle ressemble végétativement à C. intermedia, C. montana ou C. pseudohemisphaerica ou C. cremnophila. Elles diffèrent par leur inflorescence. Elle provient de régions où il pleut très peu mais toute l’année. C. montana ssp. quadrangularis est plus commune et pourrait être cultivée à l’extérieur dans des failles de rochers avec le moins de terre possible.

Crassula hemisphaerica, Lav. s.n., Nieuwoutville, RSA  (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula pseudohemisphaerica, JAA 541, Vanrhynspass, RSA  (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula montana ssp. quadrangularis  (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

C. hirtipes est un petit arbuste aux feuilles vertes poilues. La taille et la couleur des feuilles sont assez variables. C. lactea est un arbuste de 20 cm de haut vivant à l’ombre d’arbustes sur des terrains rocheux au Sud-Est du Cap, au Natal et au Transvaal. Les fleurs, blanches, apparaissent en hiver. Les marges des feuilles sont parsemées de points blancs : ce sont les hydathodes qui regorgent le trop plein de sel. Elle est assez rustique mais a une pluviométrie estivale ce qui est un frein à la culture extérieure en climat océanique.

Crassula hirtipes, Jakkalskoppie (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula lactea (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

HAUT


C. mesembryanthemopsis est une vraie miniature qui pousse dans des failles de rochers remplies de petites graviers de quartzite. Elle forme des minuscules rosettes de feuilles plates dont seule la partie supérieure apparaît à l’air libre dans la nature. Elle demande un substrat minéral et un arrosage en hiver car elle provient de régions à la pluviométrie hivernale. La floraison ,blanche, a aussi lieu à cette époque de l’année.

Crassula mesembryanthemopsis (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

C. namaquensis est une autre miniature compacte de feuilles arrondies et parfois poilues. Elle est divisée en trois sous espèces : C. namaquensis ssp. namaquensis aux fleurs blanches, C. namaquensis ssp. comptonii et C. namaquensis ssp. lutea aux fleurs jaunes.

Crassula namaquensis, 5 km S. of Umdaus (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

C. plegmatoides est une espèce voisine de C. deceptor. C’est une espèce côtière du Nord-Ouest du Cap ou du Sud-Ouest de la Namibie où elle pousse sur des graviers de quartzite et parfois sur du sable. Elle a aussi un rythme hivernal et une très faible pluviométrie.

Crassula plegmatoides, Port Nolloth, RSA (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

C. susannae forme de minuscules tapis de feuilles vertes aux marges recouvertes de papilles. Dans l’habitat, seule l’extrémité des feuilles est visible. Elle provient de la région de Riethuis dans le Namaqualand. Elle a aussi un rythme hivernal. C. tecta provient du Little Karoo où la pluviométrie est faible mais répartie sur toute l’année. Les feuilles, de couleur gris-blanc, sont recouvertes de papilles.

Crassula susannae (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula tecta (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

C. tomentosa est une plante monocarpique qui demande à être bouturée par les feuilles si on veut la garder en collection car elle meurt systématiquement après la floraison. Comme C. barbata, elle a des feuilles recouvertes de poils blancs. La variété glabrifolia (qui n’est pas glabre comme son nom l’indique) forme un tapis de petites rosettes.

Crassula tomentosa var. glabrifolia (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)


C. umbella fait partie des Crassula bulbeux comme C. nemorosa ou C. capensis. Elle pousse en ombre légère sur des rochers dans la province du Cap. L’été, les feuilles et les tiges disparaissent. Les fleurs apparaissent en hiver au moment où la végétation bat son plein.

Crassula umbella, Kamieskroon, Namaqualand, Afrique du Sud (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula umbella, Kamieskroon, Namaqualand, Afrique du Sud (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula nemorosa (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

 

Crassula atropurpurea v. watermeyeri (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

Crassula atropurpurea v. watermeyeri (Photo & Collection Jean-Michel Moullec)

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